Les étudiant de l’IRHOB ont construit le capteur eux-mêmes

Jeudi, le 10 Octobre 2019

Rapportage: Wilfried Sintonji

Photos: Katrijn Baetens et Wilfried Sintonji

Aujourd’hui, deux nouveaux thermomètres ont été fabriqués, testés puis soudés par les étudiants. A cet effet, d’autres boites payées en remplacement de celles conventionnelles ont été préparées puis testées.

Réussite du test d’étanchéité de la boîte fabriquée avec des matériaux locaux.
Les étudiants (Medard, Wilfried et Sylvain) travaillent ensemble pour programmer leur capteur.

Après plusieurs jours d’erreur d’installation du module internet, cette cinquième séance de travail a favorisé la réussite de l’nstallation du module internet. Ce module internet nous permet de recevoir des messages GSM venant de nos capteurs quel que soit le lieu où il est installé. Pour la plupart de ces essais, les messages GSM que nous recevions grâce à notre système de capteur étaient vides. Nous pouvons désormais nous réjouir de cet acquis.

Les premiers messages envoyé par le capteur qui n’étaient pas vide.

Enfin, le système de thermomètre préalablement déposé hier à 17h47 a été récupéré au port autonome de Cotonou pour être lu le lendemain.

Ajouté un amortisseur au système

Mardi, le 8 Octobre 2019

Rapporteur: Médard Honfo

Photos: Katrijn Baetens

Aujourd’hui, on a continué à améliorer le système. On a découvert que des chocs sont a l’origine des petits coupures d’électricité. On a conceptualisé un système qui peut absorber ces chocs.

Investiger différentes méthodes pour un amortisseur.

 

Au soir, à 17h00 (heure locale), on a mis le nouveau concept dans le port.

 

Analyse des premières données et amélioration du capteur

Lundi, le 7 Octobre 2019

Rapportage et figure: Sylvain Amoussou

Photos: www.lastminuteengineers.com

Nous avons analysé les données du premier capteur de température qui a été placé au port de pêche de Cotonou le vendredi 3 octobre. Les résultats du 3 octobre montre que la température est presque constante (en moyenne 26.6 ) de 17h00 à 18h45 (figure1 (a)), et elle varie à partir de 19h00 jusqu’à 7h00 du matin UTM, le 4 octobre (voir Figure1 a-b). Mais à partir de 7h00 UTM du matin jusqu’à 9h00 UTM, elle est presque constante. En conclusion, nous remarquons que la température mesurée par le premier capteur varie dans la nuit mais reste constante dans la journée.

Température en fonction du temps(en heures. a) résultats du 3 Octobre, b) Résultats du 4 Octobre.

Nous notons aussi quelques problèmes avec le capteur. Le capteur s’est arrêté pendant quelques heures, tout comme le GPS. On a donc exécuté quelques tests additionnels et ajouté quelques améliorations aux autres capteurs:

1) Vérification de la tension et de l’intensité du courant aux bornes des piles.

Apres avoir récupéré le premier capteur, nous avons mesuré la tension et l’intensité du courant aux bornes des piles. Nous avons trouvé 6.28 V et 60mA aux bornes des piles. Nous remarquons que presque la moitié des 12V a été utilisé en moins de 24h. On pense de diminuer la fréquence des mesures (pour l’instant, c’était une mesure toutes les 10 minutes).

2) Chargeur des batteries GSM.

Nous avons trouvé un moyen pour charger les batteries GSM, afin de réaliser les prototypes d’internet pour pourvoir enregistrer les données qui seront prises par les capteurs via internet.

3) Ajouter un module internet.

On est parvenus à envoyer quelques sms avec le capteur, mais ils étaient vides. On continue.

Un schema trouvé sur https://lastminuteengineers.com/, qui est super utile.

Récuperation du capteur au port de Cotonou et préparation de plus de capteurs

Vendredi, le 4 Octobre 2019

Un autre système embarqué comportant une carte contrôleur, la carte SD, le GPS et thermomètre sont en cours de finalisation. Le capteur a été récupéré et est encore éteint.

Rapportage: Médard Honfo

Photos: Katrijn Baetens

Le but de la deuxième journée est de concevoir d’autres capteurs à thermomètre pouvant relever les données entre l’océan, le chenal et lac Nokoué. Ce jour était dédié à faire des achats et de petites tâches pour compléter les capteurs.  Quelques choses qu’on a faites:
Achat des cartes sim

Achat des cartes SIM avec des configurations appropriées

Préparation des autres boîtes et test d’étanchéité
Brainstorming pour des boîtes alternatives et achat

Vérifier si les nouvelles boîtes peuvent être considérées

Trouver une façon de recharger les batteries GSM

Négotiations pour acheter des chargeurs pour nos batteries

Récupérer le capteur au port à 17h00, le capteur était encore éteint, donc bonne nouvelle

Après 24h, le capteur était encore éteint

 

Mise en place du premier capteur

03/10/2019 à l’Institut de Recherches Halieutiques et Océanologiques du Bénin (IRHOB)

Rapportage: Wilfried Sintondji
Photos: Wilfried Sintondji et Katrijn Baetens

Commençant à 9h00, cette séance a connu la participation active de Katrijn BAETENS et de plusieurs personnes de l’Institut de Recherches Halieutiques et Océanologiques du Bénin (IRHOB) (Directeur Dr SOHOU Zacharie, Dr DEGBE Georges et Mr HONFO Médard). Il est important de noter la participation active des étudiants sélectionnés dans le cadre de ce projet, il s’agit de Mr AMOUSSOU Sylvain et de Mr SINTONDJI Wilfried.

Après une présentation complète de tous les participants présents, l’assistance a eu le plaisir de suivre religieusement la présentation des matériaux apportés par Katrijn BAETENS. A cette occasion, elle a expliqué l’ensemble des constituants du thermomètre programmé qu’elle a réalisé depuis la Belgique. Katrijn a aussi apporté depuis la Belgique plusieurs autres pièces constitutives de ce même thermomètre, ainsi une tâche bien définie est confiée à chaque étudiant dans le but de réaliser un nouveau thermomètre identique à celui apporté. Cette réalisation comprend plusieurs phases, parmi lesquelles nous pouvons citer :

 

  • Préparation de l’étanchéité du boîtier

    La boîte est étanche dans des conditions controlées
  • Contrôle de voltage du système
  • Test des éléments constitutifs avec un résistor sur le BREADBOARD
  • Mise en liaison des différentes pièces constitutives, comme le GPS et son antenne, le port carte mémoire, la plaquette à internet, les batteries et la sonde du thermomètre

    Le système tourne indépendamment  et le GPS marche en extérieur
  • Programmation du thermomètre pour l’enregistrement automatique/période voulue de la température
Les étudiants du programme : Médard à gauche qui prépare les câbles du thermomètre, Sylvain au milieu qui bricole la boîte étanche et Wilfried à droite en train de souder les câbles.

Le thermomètre est ensuite déposé dans les eaux du port autonome de Cotonou sur le site de la base militaire du port, ce même jour à 17h00, pour être repris après 24 heures.

En route vers la première déposition du capteur dans les eaux du port de Cotonou

Une nouvelle méthode permet le traitement de quatre décennies de données satellites

Durant les quatre dernières décennies, différents satellites ont circulé autour de la Terre en récoltant de nombreuses données. Toutefois, au cours de cette période, la technologie a évolué, ce qui a créé le besoin d’une méthode de traitement unifiée. Un algorithme et un logiciel nouvellement développés rendent maintenant possible le traitement constant de toutes ces données et l’obtention d’une série d’images unifiées pour des paramètres comme la réflectivité et la turbidité de l’eau.

Depuis le lancement du satellite Landsat 5 en 1984, des images satellites des territoires et zones côtières de la Terre ont été prises tous les 16 jours. Landsat 5 a produit une imagerie régulière pendant plus de 25 ans et a été complètement désactivé en 2013. Sa mission est continuée par Landsat 7 (lancé en 1999) et Landsat 8 (2013). Les missions Landsat sont complétées par deux missions Sentinel-2, lancés en 2015 (S2A) et 2017 (S2B), qui capturent la Terre tous les cinq jours. Les données des missions Landsat sont en accès libre depuis 2008, et celles de Sentinel-2 le sont depuis leur lancement. La combinaison des flux de données permet d’étudier de longues séries chronologiques, mais en raison des différences de conception des capteurs et des formats d’image de ces satellites, il était difficile d’aligner ces données dans le temps. Plus précisément, un algorithme de correction atmosphérique et un logiciel de traitement automatique et cohérent de ces images étaient nécessaires.

Un traitement unifié

Dans une récente publication du journal « Remote Sensing of Environment », Quinten Vanhellemont du groupe de télédétection (Remote Sensing, REMSEM) de notre Institut décrit une méthode de traitement unifié des données afin d’en extraire la réflectivité de l’eau ainsi que d’autres paramètres, comme sa turbidité. Ces résultats ont été validés avec de longues séries chronologiques de mesures in situ de la Terre entière (Figure 1). Cela a été la méthode par défaut dans le logiciel ACOLITE depuis avril 2018, qui peut traiter l’imagerie des Sentinel-2A/B et des Landsat 5/7/8. ACOLITE a aussi été développé par Quinten Vanhellemont à l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique.

Figure 1 : Chronologie de la turbidité de l’eau à partir de mesures in situ (trait plein) et obtenue par l’imagerie satellite du sud de la Mer du Nord. On trouve une bonne correspondance sur les 20 ans de la chronologie.

Images d’une longue chronologie

Le traitement unifié de données recueillies par différents satellites offre une série de données et d’images standardisées et facilement interprétables (et aussi très belles). Dans la zone côtière Belge, on peut par exemple observer l’impact de l’extension des ports de Zeebrugge et d’Ostende sur la sédimentation des deux côtés des parois des ports. Les séries d’images en figure 2 montrent une accumulation de sable à l’Est et l’Ouest des ports étendus. La turbidité de l’eau est aussi extraite et, dans la zone côtière Belge, est principalement dominée par la resuspension de matière du fond en cycles superposés : un cycle annuel de haute turbidité en hiver, et basse en été, ainsi des cycles de resuspension par les marées hautes et basses et les cycles de marées de morte eau et de vive eau.

Figure 2a : Extension des parois des ports et des quais intérieurs du port de Zeebrugge, et accumulation de sable sur les plages à l’Est et l’Ouest du port (années 1980-2010).
Figure 2b : Port d’Ostende (années 1980-2010)

Vanhellemont, Quinten. « Adaptation of the dark spectrum fitting atmospheric correction for aquatic applications of the Landsat and Sentinel-2 archives. » Remote Sensing of Environment 225 (2019): 175-192. https://doi.org/10.1016/j.rse.2019.03.010

ACOLITE: processeur https://odnature.naturalsciences.be/remsem/software-and-data/acolite

ACOLITE: forum https://odnature.naturalsciences.be/remsem/acolite-forum/

ACOLITE: code source https://github.com/acolite/acolite

EUROFLEETS+ Appel à candidature de temps-navire et d’utilisation d’equipement marin (Programme SEA, Ship-time and marine Equipment Application)

Eurofleets+ est une alliance d’infrastructures européennes de recherche marine visant à répondre aux besoins évolutifs des milieux de la recherche et de l’industrie.

Informations générales

Le projet Eurofleets+ facilite un libre-accès à une flotte de navires de recherche intégrée et perfectionnée, conçue pour satisfaire les besoins changeants et complexes de l’ensemble des utilisateurs. Des chercheurs européens et internationaux du monde scientifique et de l’industrie peuvent postuler pour différents programmes d’accès grâce à un système à entrée unique. Eurofleets+ favorise le soutien de recherches pour des océans durables, propres, et sains, liées à des infrastructures d’observation marine existantes, et soutient l’innovation en travaillant de près avec l’industrie.

Les Navires de Recherche Eurofleets+ accessibles : le projet permet l’accès à une flotte unique de 27 navires de recherche de pointe (13 globaux/océaniques et 14 régionaux) appartenant à des partenaires européens et internationaux. A travers des appels concurrentiels, Eurofleets+ offre une large couverture géographique, avec accès à la Méditerranée et à la mer Noire, à la mer Baltique et à la mer du Nord, à l’Atlantique Nord (y compris le Groenland et les mers norvégiennes), et à l’Océan Pacifique Sud et la mer de Ross.

Les équipements embarqués Eurofleets+ accessibles : les chercheurs ont accès à un équipement de pointe, notamment 7 Véhicules téléguidés (ROV) et 5 Robots sous-marins autonomes (AUV). Un système de téléprésence portable unique en son genre permet l’accès à distance aux chercheurs et à divers utilisateurs finaux, y compris le public ; une première en Europe.

Les programmes Eurofleets+

Trois programmes d’accès seront lancés dans Eurofleets+ :

1) Temps-navire et Applications d’Equipement Marin (Programme SEA) pour l’accès aux navires et aux équipements marins à travers une demande complète de temps-navire, pour laquelle auront lieu au minimum deux appels, l’un pour les navires océaniques, et l’autre pour les navires régionaux. L’appel SEA pour les navires océaniques a ouvert le 26 juin et le reste jusqu’au 27 Septembre 2019. Vous trouverez plus de détails sur cet appel ci-dessous. L’appel SEA pour les navires régionaux ouvrira en automne 2019, et restera aussi ouvert pendant trois mois. Les navires de recherches et équipements marins non offerts ou demandés lors du premier appel (Océans), ou avec des capacités supplémentaires seront offerts au second appel (Régional).

2) Le programme Co-PI qui cible spécifiquement les chercheurs en début de carrière, pour qu’ils exécutent leurs propres recherches avec les scientifiques expérimentés pendant les expéditions Eurofleets+ prévues. L’ouverture des candidatures pour le programme Co-PI est attendue dès Novembre 2019, et devrait rester ouverte en permanence jusqu’en début 2022.

3) L’Accès Transnational à distance (programme RTA, Remote Transnational Access) doit fournir aux chercheurs un accès aux prélèvements et aux données de la flotte Eurofleets+. L’accès à distance permettra de répondre aux besoins de projets, d’échantillons ou de données de moindre envergure, lorsque cela peut se faire en une journée de temps-navire. Les candidatures pour le programme RTA pourront se faire lors d’un appel continu, qui devrait lui aussi être ouvert de Novembre 2019 à début 2022.

Notes : Les candidats non-européens sont aussi éligibles au financement. Les partenaires de l’industrie, les chercheurs en début de carrière et les chercheuses sont encouragés à déposer leur candidature.

Les financements Eurofleets+ recouvrent l’utilisation des navires, l’équipage, le carburant et autres coûts de fonctionnement standards, ainsi que les frais de déplacement de l’équipe à bord, et le transport de l’équipement et des prélèvements.

L’appel à candidatures du programme SEA « OCEANS »

Le programme SEA offre un accès transnational entièrement financé à 14 navires de recherche (dont certains avec la Certification Glace) et à 9 Équipements Marins pour mener des activités de recherche sur les navires dans n’importe quel domaine des sciences marines.

Les critères de financement, les directives de demande et les critères complets de sélection.

Cet appel à candidatures restera ouvert aux propositions jusqu’au Vendredi 29 septembre 2019.

Navires de recherche:

Océan Atlantique Nord

RV Arni Freidrickson (HAFRA, Islande)

RV Celtic Explorer (MI, Irlande)

RV DANA (DTU, Danemark)

RV Magnus Heinason (HAVST, Iles Faroe)

RV Mar Portugal (IPMA, Portugal)

Océan Arctique

RV Sanna (GRONLANDS, Groenland)

RV G.O. SARS (HAVFO, Norvège)

Mer Méditerranée, Océan Atlantique

RV Alliance (NATO-CMRE, Italie)

RV Pelagia (NIOZ, Pays-Bas)

RV Ramon Margalef (IEO, Espagne)

RV Thalassa (IFREMER, France)

Atlantique Nord-Ouest/Ouest

RV Coriolis II (UQAR, Canada)

RV Atlantic Explorer (BIOS, Bermudes)

Océan Pacifique

RV Tangaroa (NIWA, Nouvelle-Zélande)

Equipement marin:

AUV Hugin (UGOT, Suède)

AUV Hugin (FFI, Norvège)

ROV Ægir 6000 (UiB, Norvège)

HROV Ariane (Ifremer, France)

ROV Genesis (VLIZ, Belgique)

ROV Holland1 (MI, Irlande)

ROV LUSO (IPMA, Portugal)

ROV Marum Squid (UB, Allemagne)

ROV Ocean Modules V8 offshore (UGOT, Suède)

VSAT Satellite System (Unité de téléprésence) (GFOE, États-Unis)

Description détaillée des navires de recherche et des équipements marins proposés par EUROFLEETS+.

Contact : eurofleetsplus@awi.de