Eurofleets AISBL : une nouvelle ère pour les sciences marines en Europe

Un nouveau chapitre de la recherche marine européenne a commencé avec la création officielle d’Eurofleets AISBL, une infrastructure de recherche paneuropéenne conçue pour révolutionner l’accès aux navires de recherche marine. Cette initiative pionnière a été officialisée à Bruxelles par la signature de l’acte fondateur par les représentants de l’Irlande, de l’Italie, de la France et de la Belgique. Pour la Belgique, c’est Serge Scory de l’Institut des Sciences naturelles qui a fait les honneurs.

Bruxelles, le 26 mars 2025. De gauche à droite : Aodhán Fitzgerald (Marine Institute, Irlande), Giuseppe Magnifico (CNR, Italie), Olivier Lefort (IFREMER, France) et Serge Scory (Institut des Sciences naturelles, Belgique).

Eurofleets AISBL est le résultat de plus d’une décennie de collaboration entre les principales institutions de recherche marine d’Europe. Depuis 2009, les opérateurs de navires de recherche travaillent ensemble pour créer un cadre garantissant que les chercheurs de toute l’Europe, et même au-delà, ont accès à des navires de recherche de pointe. En mettant en commun les ressources et l’expertise, cette initiative rendra la recherche océanographique plus efficace, durable et inclusive.

Élargir l’accès scientifique aux océans

La recherche marine joue un rôle essentiel dans la compréhension du changement climatique, la protection de la biodiversité et la gestion des ressources océaniques. Cependant, les navires de recherche sont coûteux et tous les pays ne disposent pas des ressources nécessaires pour les exploiter. Eurofleets AISBL comble cette lacune en permettant aux scientifiques de différents pays de collaborer et d’accéder à des flottes de recherche de haute technologie, quelles que soient les capacités maritimes de leur pays d’origine.

Cette initiative contribuera à relever certains des défis scientifiques les plus urgents de notre époque, de la cartographie des fonds océaniques à l’étude des effets du changement climatique sur les écosystèmes marins. L’accès coordonné aux navires de recherche permet aux scientifiques de mener des études à grande échelle auparavant hors de portée de nombreuses équipes de recherche. Le navire de recherche belge de pointe RV Belgica fait également partie des initiatives d’Eurofleets depuis le début et le reste aujourd’hui.

Un avenir plus vert pour la recherche marine

L’un des principaux objectifs d’Eurofleets AISBL est de stimuler la transition environnementale des flottes de recherche européennes. L’initiative s’engage à réduire les émissions de CO2, à améliorer l’efficacité énergétique et à promouvoir des opérations maritimes durables. D’ici 2030, les navires de recherche devront respecter des normes environnementales plus strictes afin que la science marine elle-même ne contribue pas à la dégradation des écosystèmes qu’elle vise à étudier et à protéger.

Soutenir la prochaine génération de scientifiques marins

En plus d’améliorer l’infrastructure de recherche, Eurofleets AISBL s’engage dans la formation et le développement de carrière. Les jeunes chercheurs bénéficieront de programmes de formation coordonnés dans toute l’Europe, acquérant ainsi une expérience précieuse à bord de navires de recherche de classe mondiale. Les collaborations avec les universités et les organismes de recherche soutiendront davantage les scientifiques au début de leur carrière, garantissant que la prochaine génération sera dotée des compétences et des connaissances nécessaires pour faire progresser les sciences marines.

Un pas vers un paysage de recherche européen plus uniforme

En simplifiant l’accès aux navires de recherche et en promouvant la collaboration internationale, Eurofleets AISBL renforce la position de l’Europe en tant que leader mondial des sciences marines. Elle garantit que la recherche scientifique ne soit pas limitée par les frontières nationales et que l’Europe puisse répondre collectivement aux défis auxquels sont confrontés nos océans.

Alors que cette initiative ambitieuse est lancée, elle marque un tournant pour la science marine européenne. Avec une plus grande accessibilité, une forte concentration sur la durabilité et un engagement à nourrir les talents, Eurofleets AISBL est prêt à façonner l’avenir de la recherche océanographique pour les années à venir.

Stratégie marine pour une mer du Nord durable et résiliente

Une équipe de chercheurs a évalué de manière approfondie l’état de l’environnement marin de notre mer du Nord belge. Ces conclusions ont été rassemblées dans la stratégie maritime belge révisée. Elle souligne également la nécessité de prendre des mesures pour assurer la santé écologique et la durabilité économique de la zone.

Fulmar boréal (© Institut des Sciences naturelles / K. Moreau)

La mer du Nord belge est l’une des mers les plus intensément exploitées au monde. Avec un littoral de 67 kilomètres et une superficie de seulement 3 454 km², elle abrite une biodiversité étonnamment riche et une multitude d’activités économiques telles que le transport maritime, la pêche, l’énergie offshore, l’extraction de sable et le tourisme. Cependant, l’écosystème marin est soumis à la pression de la pollution, du changement climatique et de la surexploitation des ressources naturelles.

La Directive-cadre Stratégie pour le Milieu Marin (DCSMM) engage tous les États membres de l’UE à élaborer une stratégie marine dans le but d’atteindre un bon état écologique. Tous les six ans, un rapport d’étape sur cette question est soumis à la Commission européenne. En bon état écologique, la mer est saine, propre et productive, et les impacts négatifs des activités humaines sont minimisés.

« Avec la révision de la stratégie marine belge, nous franchissons une étape importante dans la protection et la gestion durable de la mer du Nord », déclare la ministre de la Justice et de la Mer du Nord, Annelies Verlinden. « Grâce à une combinaison de politiques fondées sur la science, de réglementations strictes et de coopération internationale, nous nous efforçons de créer un écosystème marin résilient qui profite non seulement à notre environnement, mais aussi à notre économie. »

Principales conclusions du rapport

La Stratégie Marine belge 2024 donne un aperçu de l’état actuel de la mer du Nord belge sous toutes ses facettes. Les résultats les plus frappants peuvent être résumés comme suit :

Biodiversité et santé des écosystèmes – Les populations de marsouins communs, d’oiseaux de mer et d’autres espèces marines, comme certaines espèces de poissons, restent vulnérables aux perturbations humaines et aux changement climatique. De plus, la perturbation des fonds marins entraîne une perte d’habitat et le déclin de la faune associée. L’apport excessif de nutriments (azote et phosphore), en grande partie via les rivières, continue de provoquer des proliférations d’algues saisonnières, perturbant les écosystèmes. De nouvelles espèces exotiques envahissantes sont également encore découvertes. Il y a cependant aussi des évolutions positives. De cette manière, l’expansion des aires marines protégées contribue à la conservation et à la restauration des écosystèmes marins.

Yoldia limatula vivante échouée, une nouvelle espèce exotique en Belgique. (© Aäron Fabrice de Kisangani)

Pollution chimique – Bien que les concentrations de nombreux polluants diminuent, le mercure, le tributylétain, les HAP et les PCB, entre autres, demeurent de graves menaces pour l’écosystème marin. Bien que la pollution pétrolière ait diminué à un point tel qu’elle ne se produit presque plus, le risque d’accidents pouvant entraîner une pollution pétrolière reste élevé en raison de l’augmentation du trafic maritime. L’installation de nouvelles infrastructures en mer (comme les parcs éoliens) est donc un sujet de préoccupation, notamment parce qu’elle entraîne une augmentation du trafic maritime. Les rejets de substances nocives autres que le pétrole par les navires ne diminuent pas et demeurent un sujet de préoccupation.

Changement climatique et acidification des océans – Les températures moyennes de la surface de la mer continuent d’augmenter, ce qui a un impact sur les écosystèmes marins et la répartition des espèces. De plus, l’absorption du gaz à effet de serre CO₂, dont les émissions mondiales continuent d’augmenter, conduit à l’acidification des océans. Cela met en danger la croissance et la survie des organismes calcaires tels que les coquillages et le plancton. Les phénomènes météorologiques extrêmes et l’élévation du niveau de la mer accroissent également la vulnérabilité des zones côtières et de leurs écosystèmes.

Déchets marins et bruit sous-marin – La quantité de déchets plastiques dans la mer du Nord reste un problème persistant, avec des conséquences potentiellement majeures pour les animaux marins et les écosystèmes côtiers. De plus, le bruit sous-marin provenant des activités maritimes et industrielles représente un risque croissant pour les mammifères marins, tels que les marsouins.

Utilisation durable des ressources marines – Bien que la gestion des pêches se soit améliorée, la surpêche demeure un défi pour certaines espèces de poissons commerciales. L’analyse socio-économique, qui fait également partie de la stratégie marine belge révisée, souligne la nécessité d’une exploitation durable des ressources marines pour équilibrer la croissance économique et la protection de l’environnement. De plus, l’énergie éolienne offshore se développe rapidement et joue un rôle important dans la transition énergétique, mais elle a également un impact écologique qui doit être surveillé de près.

Zooplancton de la partie belge de la mer du Nord (© VLIZ)

Mesures et objectifs politiques

Un avenir durable pour la mer du Nord nécessite une approche globale avec des mesures ciblées pour relever les défis. L’extension et une meilleure protection des aires marines protégées, combinées à une réglementation stricte des activités humaines dans les zones écologiquement vulnérables, sont essentielles. Par ailleurs, la lutte contre la pollution chimique et les déchets plastiques reste une priorité. Ici aussi, des réglementations plus strictes peuvent jouer un rôle, ainsi que des stratégies innovantes de gestion des déchets.

La gestion du bruit sous-marin mérite également une attention particulière, avec de nouvelles technologies et politiques visant à réduire la pollution sonore provenant du transport maritime et de l’industrie offshore. Les pratiques de pêche durables restent cruciales, non seulement par le biais de quotas de capture, mais aussi par des restrictions spatiales qui contribuent à protéger les stocks de poissons. En outre, il est nécessaire de renforcer l’adaptation et l’atténuation du changement climatique, en menant des recherches sur l’impact et en prenant des mesures pour en limiter les conséquences.

Enfin, la recherche structurelle et le suivi restent d’une grande importance pour tous les aspects couverts par la mise en œuvre belge de la Directive-cadre Stratégie pour le Milieu Marin. C’est seulement de cette manière que les mesures politiques pourront être en permanence alignées sur les connaissances scientifiques les plus récentes et que des normes environnementales pourront être établies pour les nouvelles formes de perturbations d’origine humaine, telles que les nouvelles infrastructures et les nouveaux polluants.

La collaboration porte ses fruits

Étant donné que les écosystèmes marins, la répartition des espèces et les impacts humains dépassent les compétences nationales, la protection et la gestion durable de la mer du Nord nécessitent une approche intégrée et transfrontalière. La Belgique collabore également étroitement avec les pays voisins à cette fin, non seulement en termes de politique (formulation d’objectifs et de mesures) mais aussi dans la définition du bon état écologique et l’évaluation de la situation actuelle par rapport aux objectifs environnementaux fixés. Le nouveau rapport s’appuie donc non seulement sur des évaluations nationales, mais également sur des évaluations réalisées dans un contexte international, comme le Bilan de Santé de l’OSPAR et les évaluations des stocks de poissons réalisées par le Conseil International pour l’Exploration de la Mer (CIEM).

La réussite de la gestion marine dépend également des politiques mises en œuvre dans d’autres domaines. Il est donc crucial de réduire les émissions de gaz à effet de serre, qui continuent d’augmenter, pour mettre un terme aux effets négatifs du changement climatique sur l’environnement marin. Le problème de l’apport excessif de nutriments par les rivières ne peut être résolu sans une coordination adéquate avec la politique de l’azote sur les terres, et donc aussi avec la politique agricole. En outre, la politique commune de la pêche revêt également une grande importance, non seulement pour la gestion durable des espèces exploitées commercialement (poissons, coquillages et crustacés), mais également pour la protection des fonds marins contre la pêche qui perturbe les fonds marins.

En outre, le secteur public joue un rôle crucial : les décideurs politiques, les scientifiques, les entreprises et les citoyens sont encouragés à contribuer à la protection de notre mer du Nord. Des initiatives telles que les partenariats public-privé et les campagnes éducatives joueront un rôle de plus en plus important dans la sensibilisation à l’environnement.

Pour plus d’informations et le rapport complet, visitez le site web belge de la DCSMM.

 

Le service Milieu Marin (Direction Générale Environnement) du Service Public Fédéral Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement coordonne la mise en œuvre de la Directive-cadre Stratégie pour le Milieu Marin pour la Belgique. L’Institut des Sciences Naturelles (service scientifique UGMM) est chargé de coordonner le suivi et l’évaluation de l’état et travaille en étroite collaboration avec différents services gouvernementaux et instituts de recherche : l’Institut de Recherche pour l’Agriculture, la Pêche et l’Alimentation (ILVO), l’Institut de Recherche pour la Nature et la Forêt (INBO), l’Institut flamand de la Mer (VLIZ) et l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA). Le Service Plateau Continental du Service Public Fédéral Economie et le Groupe de Recherche en Biologie Marine de l’Université de Gand ont également fourni des données pour l’évaluation.

 

Stratégie marine pour notre mer du Nord : résultats de la consultation publique

Du 1er octobre au 29 novembre 2024 inclus, le SPF Santé publique a organisé une consultation publique sur la « Stratégie marine pour les eaux marines belges – partie 1 ».

La directive-cadre Stratégie pour le milieu marin oblige chaque État membre européen à élaborer une stratégie marine pour la protection, la conservation et la restauration du milieu marin. L’objectif est d’atteindre un bon état environnemental et de garantir une utilisation durable des eaux marines.

La Stratégie marine pour les eaux marines belges – partie 1’ donne un aperçu de l’état actuel de l’écosystème marin dans nos eaux et décrit la révision de la définition du bon état écologique et les objectifs environnementaux qui y sont liés.

Résultats de la consultation

Au total, 146 remarques ont été reçus de 5 entreprises, 3 personnes privées, 2 institutions gouvernementales, un groupe d’intérêt et une coalition d’ONG. Deux auteurs ont souhaité rester anonymes.

A la fin de la consultation, les commentaires et propositions ont été examinés. Des améliorations textuelles ont été apportées au rapport pour le préciser. Les commentaires de fond ont été adoptés dans la mesure où ils ont été jugés pertinents.

Le rapport modifié a été soumis à la Commission européenne le 11 février 2025.

Le rapport, tel qu’il a été adopté, et les résultats de la consultation publique sont consultables sur www.consult-environnement.be.

 

La DG Environnement coordonne la mise en œuvre de la MSFD pour la Belgique. Le Service Scientifique UGMM de l’Institut des Sciences naturelles est responsable de la coordination du suivi et de l’évaluation de la situation. Ce processus est effectué en collaboration avec divers partenaires.

Un dauphin dans l’Escaut ne survit pas

Début mars, un passant a trouvé un dauphin mort échoué sur le quai de l’Escaut à Burcht. L’attention médiatique portée à cette découverte exceptionnelle a mis en lumière un fait encore plus remarquable : fin janvier, un passeur plus en amont de l’Escaut avait filmé un dauphin vivant.

Dauphin commun, Burcht, 7 mars 2025 (© René Maes)

Ce fut une étrange surprise pour Kobe Vercruyssen lorsqu’il a trouvé un dauphin mort le long de l’Escaut à Burcht le 7 mars 2025. L’animal gisait à une quinzaine de mètres du quai et menaçait d’être emporté dans la rivière par la marée montante. La nouvelle s’est rapidement répandue sur les réseaux sociaux. Grâce à l’intervention rapide de Kobe et René Maes, dépêché sur place, la carcasse a pu être attachée au mur du quai avec une corde afin qu’elle ne soit pas perdue.

Après avoir signalé l’incident à diverses autorités, le centre de soins « Wilde Dieren in Nood/Vogelopvangcentrum Brasschaat-Kapellen (VOC) » est finalement arrivé sur place pour récupérer le dauphin. Les pompiers d’Anvers ont dû intervenir pour retirer l’animal de l’eau, après quoi le VOC a emmené le dauphin à l’entrepôt de l’Agence Nature et Forêts (ANB) à Kalmthout pour un examen plus approfondi.

Identification et cause du décès

Lors de l’analyse effectuée par les employés de l’ANB et du groupe de travail sur les mammifères du « Natuurpunt Antwerpen Noord & Kempen », en consultation avec l’Institut des Sciences naturelles, il a été déterminé que l’animal était une jeune femelle d’une longueur de 166 cm et d’un poids estimé de 70 à 80 kg. La peau avait en grande partie disparu, ce qui rendait difficile de déterminer de quelle espèce il s’agissait. La dentition correspond le mieux à celle d’un dauphin commun (Delphinus delphis), mais un dauphin rayé (Stenella coeruleoalba) ne pouvait pas être complètement exclu.

Dauphin commun, Burcht, 7 mars 2025 (© René Maes)

Étant donné que la carcasse était déjà dans un état de décomposition avancé, aucune cause exacte du décès n’a pu être déterminée. Il a finalement été emporté pour être détruit.

« La découverte et la récupération du dauphin de Burcht ont été un exemple de coopération rapide et efficace entre les citoyens et diverses organisations, dont Natuurpunt Waasland, Dieren in Nood/Vogelopvangcentrum Brasschaat-Kapellen, l’Agence Nature et Forêts, l’Institut des Sciences naturelles et le groupe de travail sur les mammifères de Natuurpunt Antwerpen Noord & Kempen. Malgré les tristes circonstances, cet événement a offert une occasion unique d’étudier de près un mammifère marin rare », explique Johan Neegers du groupe de travail sur les mammifères susmentionné.

Dauphin commun, Kalmthout, 8 mars 2025 (© Geert Steel)

Un rebondissement surprenant

L’attention médiatique qui a suivi a mis en lumière un fait encore plus étrange, si possible. La découverte du dauphin mort à Burcht a rappelé au passeur Nils Verbeeck une rencontre particulière qu’il avait eue plus d’un mois plus tôt sur l’Escaut, bien en amont de Burcht. Cela l’a incité à contacter l’Institut des Sciences naturelles à ce sujet.

Le 31 janvier 2025, Nils a découvert qu’il n’avait vu rien de moins qu’un dauphin vivant à Hamme et a réalisé une vidéo qui le prouvait de manière irréfutable. D’après les images, on pourrait conclure qu’il s’agissait d’un dauphin commun. Il est très probable qu’il s’agisse du même animal qui a été retrouvé mort à Burcht 35 jours plus tard.

Les dauphins communs – et les dauphins rayés – ne sont pas adaptés à la vie dans les rivières. Ce sont des espèces pélagiques, ce qui signifie qu’elles préfèrent la haute mer et restent généralement loin des côtes. Au début, on soupçonnait que l’animal mort de Burcht avait été entraîné dans l’Escaut par les marées, mais cette hypothèse a dû être ajustée sur la base de l’observation à Hamme. On ne sait pas pourquoi ce dauphin a nagé si loin dans l’Escaut. Qu’elle n’ait pas survécu à sa visite au fleuve est, en revanche, moins surprenant.

Dauphin commun, Hamme, 31 janvier 2025 (© Nils Verbeeck)

Apparition rare

Jan Haelters de l’Institut des Sciences Naturelles explique à quel point cette découverte est particulière : « Après le grand dauphin et le dauphin à nez blanc, le dauphin commun est l’espèce de dauphin la plus attendue sur la côte belge. Néanmoins, cela reste un spectacle rare ici. Au cours des dix dernières années, seuls quelques cas de dauphins communs vivants ont été signalés dans notre pays, ainsi qu’une poignée d’observations dont l’identité n’a pas pu être déterminée avec certitude. »

Les échouages ​​de dauphins communs sont également rares en Belgique. Le 22 décembre 2023, un individu récemment décédé et donc facilement reconnaissable s’est échoué à Ostende, mais les autres dauphins récents qui pourraient éventuellement appartenir à cette espèce (un en 2016, 2019 et 2020, et deux autres en 2023) étaient trop décomposés pour être attribués avec certitude à cette espèce. Le dauphin commun de Burcht et Hamme n’est pas le premier à être observé dans l’Escaut, mais il est, à notre connaissance, celui qui a nagé le plus haut dans le fleuve. Dans la partie néerlandaise de l’Escaut, un dauphin commun a été observé près de ‘s-Gravenpolder de fin juillet à début septembre 2002. Cet animal a été retrouvé mort à Saeftinghe le 8 avril 2003.

Le dauphin rayé est encore plus rare dans les eaux belges. Cette espèce n’a été documentée ici avec certitude qu’à deux reprises : un échouage d’un animal mort en 1981 et une observation d’un animal vivant du 15 au 19 mai 2009. Ce dernier a également nagé dans l’Escaut (Doel et Verrebroek), n’y a pas survécu non plus et a été retrouvé mort le 21 mai de la même année.

Kobe Vercruyssen, René Maes et Lenn Gommers récupèrent la carcasse du dauphin commun. Burcht, 7 mars 2025 (© Arlette Strubbe)
Dauphin commun prêt à être transporté de Burcht à Kalmthout, le 7 mars 2025 (© Dafne Van Mieghem)

 

Nous remercions toutes les personnes et institutions impliquées pour la bonne coopération et la bonne circulation des informations. Les gardes forestiers Bram Vereecken et Lucas Bergmans de l’Agence Nature et Forêts ont respectivement assuré le signalement interne rapide du dauphin et la coordination générale de la récupération et de la mesure de la carcasse. Wilde Dieren in Nood/Vogelopvangcentrum Brasschaat-Kapellen a organisé le transport vers l’entrepôt ANB à Kalmthout.

Remerciements supplémentaires à Johan Neegers (Groupe de travail sur les mammifères Natuurpunt Antwerpen Noord & Kempen), René Maes (Natuurpunt Waasland), Jan Haelters (Institut des Sciences naturelles) et Jaap van der Hiele (Stichting ReddingsTeam Zeedieren, Pays-Bas) pour leur coopération sur le texte, et à Nils Verbeeck (Boottochten Jan Plezier), René Maes, Arlette Strubbe (Natuurpunt Waasland), Dafne Van Mieghem (VOC Brasschaat/Kapellen) et Geert Steel (Groupe de travail sur les mammifères Natuurpunt Antwerpen Noord & Kempen) pour avoir fourni les images.

9th EMB Forum on ‘Addressing coastal and water resilience on the land-sea interface’

On Wednesday 2 April 2025, the European Marine Board (EMB) will host its 9th Forum on ‘Addressing coastal and water resilience on the land-sea interface’.

EMB’s open Fora provide an opportunity to bring together the marine science and policy communities to jointly discuss important issues.

The 9th EMB Forum will discuss ‘Addressing coastal and water resilience on the land-sea interface’. This one day event will consider aspects such as policy and governance for the land-sea interface, pollution crossing the land-sea interface, and coastal adaptation and livability on the land-sea interface.

A draft agenda for this event can be found here. Please note that some speakers are still TBC and will be confirmed in due course.

Registration for this event is open for both in person and online attendance. You can register herePlease note that in-person registration will close on Tuesday 25 March.

If you have any qustions about the event or your participation, please contact info@marineboard.eu

This event is being co-hosted by the Institute of Natural Sciences. This event is endorsed as being in support of the UN Decade of Ocean Science for Sustainable Development. It is also a recognised action in support of the EU Mission: Restore our Ocean and Waters.

 

The Belgian Federal State is represented in the EMB by the Belgian Science Policy Office (BELSPO) and in the EMB Communication Panel by the Institute of Natural Sciences.

Les marsouins évitent le transport maritime

Le bruit croissant des navires traversant la mer du Nord modifie l’environnement marin. Une nouvelle étude à grande échelle analysant les observations aériennes des mammifères marins et les données de navigation a montré que les marsouins communs évitent les zones à fort trafic maritime. Cela peut perturber leur alimentation et leur comportement social.

Marsouins communs, Zeebrugge, 15 août 2024 (© Filip De Ruwe)

Les chercheurs ont combiné des observations aériennes de mammifères marins avec les données du système d’identification automatique des navires (SIA) pour cartographier l’impact de la navigation sur la répartition des marsouins communs (Phocoena phocoena). L’intensité du trafic maritime a été utilisée comme référence pour l’intensité du bruit. Le bruit sous-marin peut perturber les marsouins et rendre leur environnement moins propice à l’habitat.

Entre 2015 et 2022, des chercheurs ont recensé 6 511 groupes de marsouins communs en Belgique et dans les pays voisins. L’étude a comparé plusieurs variables, telles que le bruit des navires, la proximité des navires et la fréquence des passages de navires, afin de déterminer quel facteur expliquait le mieux la présence ou l’absence de marsouins communs. L’équipe de recherche internationale était dirigée par Rémi Pigeault de l’Institut de recherche sur la faune terrestre et aquatique (Institute for Terrestrial and Aquatic Wildlife Research, ITAW) de l’Université de médecine vétérinaire de Hanovre (Allemagne), avec la contribution de Jan Haelters de l’Institut des Sciences naturelles.

Les résultats montrent une corrélation entre une forte densité de navires et une présence réduite de marsouins communs. Plus on s’éloignait des voies de navigation, moins les marsouins étaient affectés, mais l’effet restait perceptible jusqu’à 9 kilomètres de distance. L’étude, publiée dans Marine Pollution Bulletin en novembre 2024, confirme l’impact croissant du bruit sous-marin sur les écosystèmes marins.

L’impact du trafic maritime

La mer du Nord est l’une des régions maritimes les plus fréquentées au monde et le trafic maritime devrait encore augmenter en raison de l’expansion des industries offshore telles que les parcs éoliens et les installations pétrolières et gazières. La navigation provoque des bruits sous-marins qui se propagent sur de longues distances et affectent la vie marine.

Les marsouins utilisent l’écholocation pour chasser, naviguer et communiquer avec leurs congénères, et leur ouïe extrêmement sensible les rend vulnérables à la pollution sonore. Des études antérieures ont montré que le bruit fort des navires induit un comportement d’évitement chez les marsouins communs, comme des mouvements de plongée rapides, un effort de nage accru et un comportement alimentaire interrompu.

Les résultats ont montré que les modèles prenant en compte les mouvements réels des navires prédisaient mieux l’emplacement des marsouins que les modèles basés uniquement sur des niveaux de bruit théoriques. « Les déplacements forcés des marsouins par la navigation peuvent limiter leur capacité à trouver de la nourriture », explique Jan Haelters.

Conséquences pour la conservation et les politiques

L’étude souligne la nécessité de prendre en compte l’impact du transport maritime sur la vie marine et de prendre des mesures lorsque cela est possible. Comme le souligne Rémi Pigeault : « Avec l’augmentation du transport maritime et la croissance des industries offshore, il est essentiel de mettre en œuvre des mesures qui minimisent la pollution sonore et protègent les habitats importants des marsouins communs avant que les perturbations ne deviennent irréversibles. »

Une solution possible est la désignation d’aires marines protégées où les mouvements de navigation sont restreints afin de protéger les espèces vulnérables. Une autre approche consiste à développer des technologies qui provoquent moins de pollution sonore sous l’eau. Des restrictions saisonnières sur la navigation ou d’autres activités humaines qui provoquent un bruit important dans les zones critiques d’alimentation et de reproduction des marsouins communs peuvent également être une mesure efficace.

La recherche fournit des informations précieuses qui peuvent contribuer à une planification durable des activités en mer, afin que les marsouins et les autres espèces marines de la mer du Nord puissent continuer à prospérer.

Trajectoires de recherche sur les mammifères marins en mer du Nord entre mars 2015 et mars 2022 (lignes rouges) et densité moyenne de navires en 2022 (voir échelle). Les lignes orange indiquent les limites de la zone d’étude.

Premier rorqual commun vivant dans les eaux belges

Le lundi 17 février, un rorqual commun a été aperçu près du parc éolien C-Power dans les eaux belges. Il s’agit de la première observation confirmée par image d’un individu vivant de cette espèce en Belgique ces derniers temps.

Ce fut sans aucun doute un choc lorsqu’un employé du parc éolien C-Power a remarqué un grand cétacé dans le parc éolien, le lundi 7 février, à quelques dizaines de kilomètres de la côte belge. L’animal a pu être filmé et les images ont été transférées à l’Institut des Sciences naturelles, qui coordonne le suivi des effets des parcs éoliens offshore sur le milieu marin. Les images ont permis d’identifier l’animal comme étant un rorqual commun (Balaenoptera physalus), un individu d’apparence mince.

Rorqual commun dans le parc éolien de C-Power le 17 février 2025 (© C-Power)

À quel point est-ce rare ?

Tous les rorquals observés jusqu’à présent en Belgique, et dont il a été confirmé qu’ils étaient des rorquals communs, étaient des spécimens morts. L’observation du rorqual commun près du parc éolien C-Power est donc tout à fait exceptionnelle. Il s’agit du premier cas confirmé par image d’un individu vivant dans les eaux belges.

Au XXe siècle, trois échouages ​​de rorquals communs ont été enregistrés sur la côte belge. Des spécimens en état de décomposition avancée ont été échoués sur le rivage en 1939 et 1978, suivis de l’échouage d’un animal récemment décédé en novembre 1997 (Ostende). On ne peut pas affirmer avec certitude qu’un morceau de peau, qui s’est échoué en septembre 1994 (également à Ostende), provenait d’un rorqual commun.

Bien que six cas belges soient connus au XXIe siècle, ils impliquaient toujours des animaux morts. À quatre reprises, des rorquals communs ont été heurtés par les bulbes de gros navires. Le premier n’a été observé qu’en mer (7 juin 2004), les trois autres ont été retrouvés à l’entrée des navires dans les ports (22 septembre 2009 Anvers, 9 novembre 2015 Gand, 29 août 2023 Anvers).

Une carcasse observée en mer le 24 octobre 2018 a échoué de manière contrôlée au Coq le 25 octobre, et le 30 septembre 2022, un animal mort a dérivé le long de la côte belge et s’est échoué à Westkapelle aux Pays-Bas le 2 octobre.

Un géant des océans à la coloration asymétrique

Avec une longueur pouvant atteindre 27 mètres, le rorqual commun est le deuxième plus grand cétacé et donc la deuxième plus grande espèce animale sur Terre. Seule la baleine bleue est plus grande. Le rorqual commun est gris brunâtre sur la face dorsale et blanc sur la face ventrale. La coloration asymétrique de la tête est frappante. La mâchoire inférieure gauche est sombre, tandis que la mâchoire inférieure droite a une couleur blanche ou gris clair. Sur les images de l’animal observé dans le parc éolien C-Power, la mâchoire inférieure droite blanche est à peine visible.

Comme beaucoup d’autres grands rorquals communs, le rorqual commun est une espèce cosmopolite. Cela signifie qu’il est présent dans tous les principaux océans et dans les eaux allant des pôles aux tropiques. L’espèce se nourrit de krill, de poissons et de calmars. L’espèce n’a rien à faire dans les eaux peu profondes de la mer du Nord. Bien que les rorquals communs visitent généralement les zones d’alimentation du nord pendant la saison estivale et migrent vers les zones de reproduction du sud pendant la saison hivernale, leur schéma de migration global dans l’océan Atlantique n’est pas bien compris. De plus, certains rorquals communs restent à des latitudes plus élevées toute l’année.

Augmentation des cas en Belgique

La population de rorquals communs de l’Atlantique Nord se rétablit lentement après avoir atteint des niveaux historiquement bas causés par la chasse à la baleine. Seuls le Japon, la Norvège et l’Islande autorisent encore la chasse à la baleine. Un nombre plus important de rorquals communs dans les eaux plus profondes de l’Atlantique augmente le risque de perte d’un spécimen dans les eaux peu profondes de la mer du Nord.

En outre, l’augmentation du nombre de navires en mer contribue à une augmentation du nombre d’incidents impliquant de grands mammifères marins. Une proportion importante des rorquals communs qui nous sont parvenus étaient morts à la suite de collisions avec de gros navires, sans doute en dehors des eaux belges.

Enfin, la probabilité de signaler une faune marine particulière – morte ou vivante – a considérablement augmenté au cours des dernières décennies en raison du nombre croissant de personnes en mer et de la facilité avec laquelle les observations, les photos et les vidéos peuvent désormais être partagées.

Rorqual commun dans le parc éolien de C-Power le 17 février 2025 (© C-Power)

Trois publications du European Marine Board en 2024

En juin 2024, le European Marine Board (EMB) a publié son Future Science Brief n° 11 « Marine habitat mapping » lors d’un événement « Brown bag lunch » organisé par la DG Environnement à Bruxelles. Ce document met en évidence les méthodes actuelles et les tendances futures dans l’acquisition de données sur les fonds marins et la colonne d’eau, discute de la combinaison des données pour produire des cartes à l’aide d’approches de modélisation et présente des recommandations pour l’adoption de systèmes de classification des habitats adaptés. Il donne également un aperçu de ce qui a été cartographié dans les bassins maritimes européens, souligne la nécessité d’augmenter la qualité et la résolution des cartes des habitats marins, identifie les lacunes critiques dans les types d’habitats et l’étendue géographique, et décrit la nécessité d’améliorer l’évaluation et la communication de l’incertitude et de la confiance dans les cartes.

En octobre 2024, l’EMB a lancé sa publication phare Navigating the Future VI « Placing the Ocean within the wider Earth system » lors d’un événement dédié à Bruxelles. Ce document explore le rôle essentiel de l’océan par rapport au climat mondial, à la biodiversité, à l’eau douce et aux populations, offrant une orientation stratégique concernant l’avenir de la recherche et de la politique marines. Vous pouvez revoir un enregistrement de l’événement ici et accéder à la présentation de l’EMB ici.

En décembre 2024, l’EMB a publié son Policy Brief n° 12 « Requirements for Coastal Resilience in Europe ». Ce Policy Brief présente des recommandations politiques, scientifiques et sociales clés pour renforcer la résilience côtière et améliorer la capacité à faire face aux impacts des pressions côtières, en résumant les principaux messages et recommandations du document de position n° 27 de l’EMB « Building Coastal Resilience in Europe ». Les recommandations de ce document seront discutées plus en détail lors du 9e Forum de l’EMB sur « Addressing coastal and water resilience on the land-sea interface » qui se tiendra le 2 avril 2025 à l’Institut des Sciences naturelles à Bruxelles.

La manière dont les publications de l’EMB et leurs recommandations scientifiques et politiques de haute qualité contribuent à la Décennie de l’océan et à ses défis est mise en évidence dans chaque document individuel.

Vous trouverez ici d’autres publications de l’EMB.

L’État fédéral belge est représenté au sein de l’EMB par la Politique scientifique fédérale (BELSPO) et au sein du EMB Communication Panel par l’Institut des Sciences naturelles.

Consultation publique: Demandes de concession pour l’extraction de sable et de gravier

TV Zeezand Exploitatie, Dranaco NV, Charles Kesteleyn NV en Satic NV ont soumis le 13 décembre 2024 une demande pour la prolongation et/ou une extension spatiale de leur concession pour l’extraction de sable et de gravier sur le plateau continental belge. L’exploitation du sable et gravier est soumise à une procédure d’évaluation des incidences sur l’environnement. Les demandes de concession et le rapport d’évaluation des incidences sur l’environnement, l’étude appropriée inclus, sont présentés ci-dessous (en néerlandais).

© Institut des Sciences naturelles/K. Moreau

Demandes

Rapport d’évaluation des incidences sur l’environnement

Bijkomende informatie

Journée d’étude sur le sable marin 2021

Journée d’étude sur le sable marin 2021

Ateliers

Résultats des consultations

 

La période de consultation s’étend du 31 janvier au 2 mars 2025.

Toutes les parties intéressées peuvent communiquer leur point de vue, leurs observations et leurs objections à l’UGMM par courrier ou e-mail jusqu’au 17 mars 2025.

UGMM
À l’attention de Patrick Roose
Rue Vautier 29
1000 Bruxelles

bmm@naturalsciences.be

northseabelgium.be regroupe des informations sur la politique belge en mer du Nord

Toute personne concernée par la gestion durable de la partie belge de la mer du Nord ou souhaitant rester informée sur la politique de la mer du Nord peut désormais visiter northseabelgium.be. Le site résume les derniers développements en matière de politique et de recherche scientifique et constitue une initiative du ministre de la Mer du Nord et des services gouvernementaux fédéraux actifs autour de notre onzième province.

Avec une superficie de 3.452 km² et un littoral de 67 kilomètres, la partie belge de la mer du Nord est une petite zone marine, mais avec de grandes ambitions. C’est notre 11e province et essentielle pour l’avenir de notre pays. La Belgique est notamment un pionnier en ce qui concerne le plan d’aménagement des espaces marins, les efforts pour gagner des énergies renouvelables en mer et réduire l’impact environnemental du transport maritime, et travaille activement à l’intégration des possibilités de restauration et de développement de la nature dans l’ensemble des activités humaines en mer. Nous avons de nombreuses raisons d’être fiers et pouvons à juste titre nous qualifier de Blue Leader.

Différents services gouvernementaux fédéraux et leurs différents partenaires sont impliqués dans l’élaboration de la politique belge de la mer du Nord. Chacun d’eux rend compte de ses activités et de ses réalisations via son propre site web et d’autres canaux de communication, mais les parties intéressées et les personnes impliquées manquent souvent d’une vue d’ensemble.

A l’initiative et en collaboration avec le Ministre de la Mer du Nord, le Service Scientifique ‘Unité de Gestion du Modèle Mathématique de la Mer du Nord (UGMM, Institut des Sciences Naturelles), le Service Milieu Marin (Service Public Fédéral Santé Publique, Sécurité de la Chaîne Alimentaire et Environnement) et la Direction Générale Navigation (Service Public Fédéral Mobilité et Transports) le site web commun northseabelgium.be. Ce site web fournit des informations claires sur les dernières nouvelles concernant la politique belge en mer du Nord et la recherche scientifique, ainsi que sur les services et activités des services concernés.

Trois thèmes bleus

Les nouvelles, services et activités sont classées en trois thèmes : Nature BleueNavigation Bleue et Economie Bleue.

Nature bleue – Notre mer du Nord belge abrite l’espace naturelle le plus grand de notre pays, une biodiversité riche et dynamique d’espèces animales et végétales, ainsi que le paysage sous-marin unique des bancs flamands. La gestion durable et la protection de la nature bleue marine sont essentielles pour la prospérité et le bien-être des générations actuelles et futures. Nous sommes pleinement engagés dans la conservation, la restauration et le développement de la nature bleue au niveau national, européen et international. Nous accordons une attention particulière à la nature dans les zones protégées ainsi que dans les zones de concession pour diverses activités humaines.

Navigation bleue – La partie belge de la mer du Nord se trouve sur la route d’accès à nos ports maritimes et à ceux de l’étranger, ce qui en fait l’une des zones maritimes les plus fréquentées au monde. Au sein de l’Organisation maritime internationale (OMI), nous adoptons une position ambitieuse en matière de réduction des émissions des navires. Cependant, la Navigation bleue représente bien plus, puisque nous travaillons également sur la gestion des déchets, les ressources essentielles à bord, le bien-être et les conditions de travail des marins, la sécurité et la sûreté maritimes, les réglementations relatives aux bateaux de travail et à la pêche, et la durabilité des pêcheries, entre autres. La navigation de plaisance fait également l’objet d’une attention particulière.

Economie bleue – Production d’énergie, pêche, aquaculture, extraction de sable et de gravier, élimination des déblais de dragage, … la mer du Nord belge a bien d’autres fonctions et utilisateurs que la conservation de la nature et la navigation ! Le plan d’aménagement des espaces marins 2020-2026 détermine quelles activités peuvent être développées en toute sécurité et dans le respect de la nature, à quel endroit et dans quelles conditions, et où les activités peuvent être combinées. La protection du patrimoine sous-marin (par exemple les épaves) et l’installation de diverses infrastructures de mesure (bouées, poteaux de mesure, radars) font également l’objet d’une attention particulière, des zones d’entraînement militaire sont prévues et la gestion et la dépollution du dépôt de munitions du Paardenmarkt sont examinées.

Mer du Nord : petite mer, grandes ambitions

Le lancement de northseabelgium.be souligne la force de la coopération entre les différents services fédéraux de la mer du Nord et constitue une étape importante dans le renforcement de la sensibilisation du public à la politique belge de la mer du Nord. La plateforme est une invitation à tous – des décideurs politiques aux citoyens, des entreprises aux scientifiques – à participer à l’avenir durable de notre mer du Nord. En outre, des dossiers d’information numériques sont également proposés aux élèves du secondaire afin de sensibiliser les jeunes à l’importance de notre mer du Nord. Visitez le site web et découvrez comment nous travaillons ensemble pour bâtir un avenir équilibré, innovant et durable pour notre 11e province.

Le ministre de la mer du Nord, Paul Van Tigchelt : « Notre mer du Nord est une source inestimable de nature, d’énergie et d’innovation. La Belgique est un leader mondial en matière de conservation de la nature, de transport maritime bleu et d’économie bleue. Ce succès est dû à une étroite coopération et à un partage d’informations entre les services impliqués dans la politique de la mer du Nord, ce qui est essentiel pour atteindre nos objectifs ambitieux. Avec northseabelgium.be, nous franchissons une étape importante dans le renforcement de la transparence et de la coopération, et nous démontrons notre rôle de leader dans le développement durable de la mer du Nord. »