Du 1er juillet au 31 août 2019, se tient l’exposition d’été « Kijk, een walvis » (Regarde, une baleine) au centre communautaire « ‘t Schelpestik » au Coq (Vosseslag 131, 8420 Le Coq). L’échouage local de la baleine Antonius en octobre 2018 est à l’origine de cette initiative. Plusieurs parties du squelette de cet impressionnant animal sont depuis revenues au Coq, formant l’épine dorsale de l’exposition. La municipalité du Coq n’a pas ménagé ses efforts pour rassembler une collection unique d’os de mammifères marins et d’objets liés aux baleines. L’exposition peut être visitée gratuitement tous les jours de 10 h à 13 h et de 14 h à 17 h. Une activité pour les mois d’été !

Antonius
Le 24 octobre 2018, la carcasse d’un Rorqual commun Balaenoptera physalus a été repérée dans la partie belge de la mer du Nord. Comme elle flottait dans une voie de navigation tres fréquentée, il a été décidé de l’échouer de façon contrôlée. Le 25 octobre, vers 2 heures du matin, le cadavre a atteinte sa destination finale : la plage de Vosseslag, au Coq. En un jour, tout était nettoyé. Il fallait se dépêcher, car une marée de vives-eaux approchait. « Ce fut une expérience fantastique d’assister à la parfaite coopération entre de nombreux organismes gouvernementaux, à tous les niveaux de gouvernement, et des institutions scientifiques, qui a abouti à une étude scientifique approfondie et à un enlèvement rapide et efficace des restes », déclare avec fierté Jan Haelters, coordinateur du réseau belge des échouages et biologiste marin a l’IRSNB.

L’autopsie, réalisée par des vétérinaires et étudiants des universités de Gand et de Liège, et des biologistes de l’IRSNB, a montré que ce mâle presque adulte, long de 18 m et lourd d’environ 30 000 kg, était probablement décédé de mort naturelle. Wilfied Vandaele, maire du Coq, est rapidement intervenu : « J’ai immédiatement vu le potentiel de cet événement et j’ai demandé au conseil municipal la permission de faire préparer quelques parties du squelette. » L’autorisation a été accordée et la Faculté de Médecine Vétérinaire de l’Université de Gand a préparé les mâchoires ainsi qu’une nageoire pectorale et une vertèbre de la baleine, qui entre-temps avait baptisée Antonius.


Mammifères marins au Coq
Le rorqual Antonius est bien sûr l’attraction de l’exposition, mais ce n’est pas le premier mammifère marin en difficulté au large du Coq. « Un certain nombre de spécimens rares échoués au Coq ont également été préparées (au moins, certaines parties) et font maintenant partie de la collection de l’IRSNB. » explique Olivier Pauwels, conservateur de la collection de vertébrés de l’IRSNB. Le bourgmestre Vandaele ajoute « On nous a prêté des squelettes et des restes de mammifères marins, comme le crâne d’un jeune Orque Orcinus orca échoué chez nous en 1843. Ces spécimens illustrent la vie et les problèmes des mammifères marins dans la deuxième partie de l’exposition. »

L’IRSNB a également prêté deux crânes de Mésoplodons de Sowerby Mesoplodon bidens (une mère et un jeune, échoués à Harendijke dans la commune de Wenduine en 1933) et un du Globicéphale noir Globicephala melas (échoué au Coq en 1995) ont trouvé leur chemin de Bruxelles à l’exposition d’été. Et parce que la commune de Wenduine a une relation particulière avec le Marsouin commun Phocoena phocoena (l’espèce apparaît dans les armoiries de Wenduine), un crâne de marsouin a également été ajouté à la collection prêtée par l’IRSNB. « Grâce au rorqual Antonius et aux animaux échoués au Coq, et grâce à la coopération avec la commune du Coq, nous avons la possibilité de relier deux piliers majeurs de notre institut – la recherche et les collections – et de les mettre en lumière ensemble ! » se réjouit Kelle Moreau, biologiste marin et porte-parole de l’IRSNB.

Informations et activités complémentaires
Enfin, les employés du Coq ont également visité le centre océanographique néerlandais Ecomare à Texel. Quelques squelettes de dauphins y ont été empruntés, ainsi qu’une série d’ustensiles historiques liés à la chasse à la baleine. En marge de l’exposition, un certain nombre d’autres activités sont également organisées, comme des ateliers créatifs pour les enfants et une randonnée à vélo et à pied.
Ce qui rend unique l’exposition « Kijk, een walvis », c’est la combinaison unique de l’histoire (et des parties du squelette) d’Antonius avec diverses autres histoires biologiques et historiques, racontées au moyen d’artefacts rares et de textes (en néerlandais) sur des panneaux d’information, et complétées par diverses activités. Une activité estivale fortement recommandé pour les jeunes et les moins jeunes !

MUMM (en français mieux connue sous le nom d’UGMM) signifie « Management Unit of the Mathematical Model of the North Sea » et regroupe les scientifiques de l’IRSNB qui conseillent le gouvernement en matière d’activités humaines dans la partie belge de la mer du Nord (l’équipe MARIMA), assurent la surveillance aérienne (l’équipe SURV, les pilotes OO-MMM ont également été invités) et assurent la surveillance fédérale des mammifères marins en mer, coordonnent le réseau des échouages, étudient l’eutrophisation et font rapport à l’Europe sur l’état de santé de notre partie de la mer du Nord. Le développement et la maintenance des sites web et applications scientifiques de la Direction Opérationnelle Milieux Naturels (la plus grande direction scientifique de l’IRSNB) sont également assurés par des spécialistes de MUMM (l’équipe SWAP). Une équipe nombreuse et diversifiée, qui a été divisée plusieurs fois de différentes manières au cours de la journée de team building afin de réunir des employés ayant des tâches différentes/ langues maternelles !
Pour leur visite a l’AfricaMuseum, les momies ont choisi la visite guidée « Un mélange d’Afrique centrale », dans lequel les guides ont fourni pendant deux heures des explications de la culture matérielle, du patrimoine immatériel et de la biodiversité d’Afrique centrale. Bien sûr, l’histoire coloniale belge, et comment nous pouvons y faire face dans le contexte actuel, ne pouvait pas non plus être négligée. Des thèmes contemporains tels que la société multiculturelle et le développement durable complétaient l’histoire. Certains se sont également aventurés dans quelques pas de danse africaine.
Après la visite intéressante du musée et une promenade dans des conditions météorologiques parfaites, nous avons fait notre apparition pour le déjeuner au restaurant « 
Produire une photo de groupe était à peu près la seule chose que nous avons pu faire par la suite. Par pure nécessité, nous nous sommes ensuite rendus sur une terrasse voisine pour nous remettre de la fête.


























